Kaua’i (Part 1)

Et voilà les premières photos de notre séjour sur l’île. Elles correspondent en gros à la première semaine de vacances…

 

Nos premières 24h sur l’île furent chaotiques… Descendus d’avion on réalise qu’on aura pas nos permis de camping le soir même, les bureaux sont déjà fermés. On se rabat sur un motel pas cher histoire de ne pas exploser notre budget vacances dès le premier jour. La chambre est propre et le lit comfortable, il y a même la clim et la télé, mais alors c’est tout: pas un seul meuble, même pas une table de nuit, et les 4 murs sont des parpaings tout juste peint en blanc, rajouté à ça un grillage au fenêtre: nickel l’ambiance cellule de prison.
Le lendemain on part donc en quête de nos permis de camping et bien sur c’est le bordel puisque les campings en bords de plage dépendent du comté (et il faut donc aller les demander au “County Building”) mais la grosse rando qu’on a prévu traverse un State Park (et donc les permis sont à aller quémander au “State Building”). Pour la rando Il nous faut d’ailleurs aussi faire des courses ($75 pour quelques pates déshydratées, des cacahouetes et du beef jerky: ouch! Ça fait mal de vivre sur une île), récupérer une carte détaillée du Nord de l’île et un réchaut (puisqu’il est interdit de prendre ce genre de petite bonbonne de gaz à bord d’un avion). Pour ce dernier on se fait Kmart, Wallmart, etc: impossible de trouver le format qu’il nous faut, ils ne vendent que des modèles pour “car camping” et nous on a bien entendu acheter un modèle “backpacking”… Pareil pour la carte introuvable, chez Borders ils connaissent mais sont en rupture de stocks ~X(
C’est quand on abandonne notre quête pour aller se désenerver quelques heures à la plage qu’on tombe sur un petit magasin niché entre des attrapes touristes où il y a tout ce qu’il nous faut /:D/

 

Le lendemain aux aurores on s’aventure donc sur le Kalalau Trail qui longe le nord de l’île sur 11 miles là où la route s’arrête.
On part sous la pluie, elle s’arrête vite, mais en s’assurant quand même de bien mouillé le chemin et du coup c’est tout boueux… Ce n’est pas vraiment encourageant au départ mais on est vite récompensé pour notre peine par un bel arc-en-ciel au dessus de l’océan.
Malheureusement, après 6 premières miles déjà bien difficiles faites de dénivelés de 100 à 200 mètres à flancs de falaises, et alors qu’on vient de s’engagé dans la partie reputée la plus dangereuse du trail on se fait à nouveau saucer par une averse.
Toute cette eau fait resortir une bonne odeur de passion et de goyave dans les sous bois qu’on traverse mais alors la terre qui avait sechée se retransforme en boue ultra glissante et les 5 dernières miles se feront à pas de fourmis obligés d’assurer chaque pied avant de pouvoir décoller l’autre du sol…
Arrivés sur Kalalau Beach qui marque la fin du chemin, une plage de rêve au bout d’une vallée il y a longtemps cultivée mais depuis redevenue sauvage, et sur laquelle se jette une cascade, on est tellement cassé physiquement et mentalement qu’on fait plouf dans les vagues 5 minutes, on monte la tente, on dîne et le soleil à peine couché on s’endort, bercés par le son des vagues.
Le jour suivant après un petit déjeuner sous la cascade, alors qu’on était sensé rester un jour complet sur la plage et faire le retour d’une traite on décide finalement d’entammer le retour de suite et de le faire sur 2 jours. On n’aura pas d’averses et, maintenant la terre bien sêche, le chemin s’avèra bien plus facile #:-S

 

Revenus à la civilisation, on passe encore quelques jours à se remettre de nos émotions sur la côte Nord puis Est, à vagabonder de camping en camping, testant les différentes plages et snorkeling spots, avant d’aller profiter de notre récompense: 5 nuits au Grand Hyatt, un hôtel 5 étoiles pour lequel on a eu un très très bon prix sur le net.

Aloha!

 

Un petit mot depuis le Grand Hyatt où la connexion internet coûte la modique somme de $100 la semaine… Du coup on a juste pris pour une heure, donc comme vous le devinerez, nous ne donnerons pas d’avantage de nouvelles que ce post-ci. 

Pour ce qui est des vacances, tout se passe pour le mieux. La première semaine touche à sa fin et celle-ci fut bien fatiguante. Grosso modo: 35 km de randonnée, de la plage, du snorkeling, du camping, des coqs qui chantent à tout heure du jour et de la nuit, etc. Une image vaut 100 mots, nous en mettrons donc 2:  

 

La seconde semaine de vacances commence à peine et s’annonce bien plus tranquille. Nous sommes, en effet, arrivés dans un hotel de malade. 3 piscines immenses, dont une d’eau de mer, accès direct à la plage, chambre avec vue sur l’océan, hamacs partout, restaurant hors de prix, et tout le tralala. Bref tout ce qu’il faut pour se ruiner pendant ces 7 derniers jours. Bien sûr, nous allons continuer de visiter le sud et l’ouest de l’île après avoir bourlinguer dans  le nord et l’est de l’île. 

Bref, on vous dit à mardi prochain -ou plus tard- pour d’autres photos et plus de détails.

L’”autre” Yosemite

Ce week-end c’est donc a Yosemite qu’on est parti tester notre nouveau materiel… Enfin Yosemite, pas tout a fait, en fait on est aller a Hetch Hetchy qui fait aussi parti du parc mais qui est une vallee soeur de Yosemite. Et j’aurais du dire soeur jumelle tellement les 2 vallees sont similaires.

Malheureusement pour elle, Hetch Hetchy etait un poil moins spectaculaire que Yosemite et s’est retrouvee noyee lors de la construction d’un barrage dans les annees 30.

Hetchy Hetchy Reservoir

Apres l’avoir visitee, on compte clairement apporter tous les 2 notre support aux efforts de restoration: Restore Hetch Hetchy, Hetch Hetchy, Time to Redeem a Historic Mistake, meme si la destruction de ce barrage est des plus improbable a l’heure actuelle.

En attendant, meme sous l’eau, cette vallee reste un superbe petit coin de paradis, tranquille, loin de la foule qui accapare la vallee voisine, (surtout durant les mois d’ete), et ou les cascades coulent tout au long de l’annee.

Wapama Falls

Malheureusement pour nous, malgre toute cette eau, on a trouve moyen d’en tomber a court pendant notre rando, ce qui nous a oblige a devoir rebrousser chemin alors qu’on etait deja au 3/4 du chemin. On avait surement prevu un peu juste, et il a fait pres de 30 degres au lieu des 23 prevus ce qui n’a pas aide du tout. Bref, du coup, on aura rien tester de plus que le poid du sac sur notre dos, un peu la loose mais bon c’est mieux que de crever de soif, et je positive en me disant que ca prouve que face a l’imprevu on est capable de prendre les decisions difficiles au bon moment, et dans la “wilderness” c’est essentiel!

Kauai

E&L Hotel & Resort, et sa filiale organisatrice de voyages E&L Roadtrip & Co, vous annonce leur fermeture exceptionnelle du 23 Septembre au 7 Octobre, pour cause de Lune de Miel.

On vient en effet de se prendre 2 aller-retour pour Kauai Island, une des îles de l’archipel d’Hawaï, pour aller y fêter nos 2 ans de marriage histoire de se faire la Lune de Miel qu’on n’a jamais vraiment eu tellement l’expatriation en Californie a suivi de près notre marriage.
Et comme c’est nos 2 ans, on a pris 2 semaines d’un coup! (Vivement les 50 ans qu’on prennent 50 semaines :D )

Les billets d’avions sont payés entièrement par les frequent flyer miles accumulées lors de nos précédents voyages Paris/San Francisco et il ne nous reste plus qu’à nous trouver un hotel là-bas, et vu les prix des nuitées sur place, heureusement qu’on a pas payé l’avion…

Enfin quitte à dormir sur la plage on y va et on en est pas moins impatient! Surtout qu’on compte donner suite à notre récente visite du Grand Canyon en vous rapportant des photos du Grand Canyon of the Pacific

Roadtrip Diaries

Pour accompagner un peu les photos qui arrivent petit à petit sur la galerie voici en bref le déroulé de notre dernier roadtrip.

Après une petite matinée de boulot pour moi et tout juste 2 jours en Californie pour Mathieu et Ludo (passés principalement à récupérer de leur décalage horaire et à faire les magasins), nous voici sur la route, direction Los Angeles.
Un sacré paquet de miles nous attend dans les prochains jours, donc on ne fait pas de détail et on choisit d’emprunter la 5, bien moins jolie que la 101 ou mieux la 1, mais aussi bien plus rapide.
On arrive dans notre petit motel de Santa Monica à 19h mais on ne s’y pose a peine, préférant aller assister au coucher de soleil depuis la plage. Ludo, clairement le plus motivé et courageux d’entre nous, fera un plongeon, puis 2, puis 3 dans les eaux encore glacée du Pacifique.
On repasse au motel se changer, puis on va manger et trinquer en l’honneur de ce début de vacances dans un chic restaurant italien du bord de mer. On digère en faisant quelques parties de flipper et vieux jeux video sur le Santa Monica Pier (aussi connu comme le bout ouest de la route 66), puis en rentrant jusqu’au motel par la plage.

Venice Beach

On commence la journée par un petit déj vite envoyé au Starbucks, puis on attaque les visites à proprement parlé en commencant par le plus près: Venice Beach. Soleil, sable chaud, palmiers, tatouages, frimes et freaks, rien ou presque n’a changé depuis notre dernier passage, à Elise et à moi. Les gars fraternisent avec des rapeurs vendant leurs CDs à la sauvette, Elise repère un magasin Patagonia dans une rue adjacente et craque pour une jolie robe bien estivale et moi je me contente de jouer le guide :)
Arrivé midi on s’enfile un hot-dog les pieds dans l’eau, puis on retourne vers l’hotel pour récupéré la voiture et se diriger vers Los Angeles à proprement parler.
Et ainsi commence une longue après-midi de cruising: Santa Monica Boulevard, Melrose, Rodeo Drive, Sunset Boulevard, petite pause piétonne dans Hollywood pour voir les empruntes de mains et pieds au Chinese Theater et les étoiles sur le boulevard, puis on reprend le volant pour le downtown LA: Walt Disney Concert Hall, les grattes-ciel, jewelry district, theater district, toy district… On rentre sur Santa Monica par le Sunset Boulevard traversant Beverly Hills et Bel Air et on finit cette looongue journée par une bonne “pizza by the slice”, une biere et un bon coup de biafine avant de sombrer dans le sommeil.

Levés aux aurores (ou presque, les gars on encore un peu de décalage horaire et Elise et moi sommes encore dans notre routine du taff, ca aide), re-petit-déj au Starbucks et on quitte LA (enfin, on a bien filé pendant 2 heures à travers un paysage de banlieues toutes uniformes avant de sortir de l’agglomération). Sortis de ce désert urbain on se retrouve rapidemment longeant un vrai désert, le Mojave, et sur une route mythique, la 66.
On fait une pause au Bagdad Cafe (oui comme le film) puis dans une station service perdue à des kilomètres de tout autre signe de civilisation mais où il y a malgré tout plus de motards que nous en avons vu dans tout notre vie… A nous trois…
Après avois casser la croute en profitant d’un barbecue impromptu organisé par des libanaises sur le parking de la dîte station (le monde est étrange parfois), on quitte la 66 pour la freeway qui l’a, de nos jours, remplacé (comme dans Cars) histoire d’atteindre notre étape du jour, Williams, à temps pour pouvoir profiter de la piscine de l’hotel. Et pour en profiter, on en a profité: on l’a eu pour nous tout seul pendant 2 heures, et pareil pour le jacuzzi, quel classe!
Le chlore creusant l’appétit on se décide pour un dîner de bons gros steaks au Cruiser’s Cafe 66 dans une ambiance une peu touristique mais sympa malgré tout.

Grand Canyon Panorama

Le jour suivant, c’est Grand Canyon National Park! On en est resté bouche bée toute la journée. Au départ par le paysage, à la fin, tentant désepéremment de récuperer notre souffle dans la remontée de Kaibab trail. Comme je sais que je ne trouverais pas les mots suffisants pour vous décrire le canyon on va passer, faudra vous contenter des photos.
Après la dure rando, on est vite rentré se délassé un peu dans la piscine et le jacuzzi, puis on décidé qu’on méritait à nouveau un bon steak et cette fois-ci on ciblé plus l’authentique que le touristique en se faisant plaisir aux papilles chez Rod’s.

Mardi, Vegas nous attend et à priori on est tous un peu impatient puisqu’on est tous sur le pied de guerre à 8h (enfin bon dans mon cas c’est de la triche puisque je me suis intentionnellement lévé à 4h30 du mat’ pour aller me faire le lever du soleil sur le canyon en solo). On prend le petit déj dans un ancien bordel pour se mettre dans l’ambiance et on reprend la route, Ludo au volant, On arrive une fois de plus en suivant le tracé de la 66.
On arrive dans Sin City en début d’après-midi, mais comme il est encore trop tôt pour aller faire le check-in à l’hotel, on fait d’abord un détour par les outlets au sud de la ville, histoire de faire quelques emplettes pour pas cher.
On fait ensuite un petit tour du strip en voiture, le temps de trouver l’accès au parking de notre hotel, Le Flamingo, idéalemment situé en plein milieu du Strip. Un petit plongeon rapide dans la piscine pour se rafraichir, un diner dans notre japonais favori (on commence à avoir nos petites habitudes à Vegas, la classe!) et on attaque la visite des casinos qu’on continuera jusque tard dans la nuit.

Flamingo, Las Vegas

Mercredi est une journée exclusivement reservé à la glande, grasse matinée, burger-brunch, puis tout le reste de l’après midi est passé au bord de la piscine paradisiaque du Flamingo à faire des ploufs, siroter des cocktails et bronzer. La vie est dure…
Le soir on sort du côté du vieux Vegas, histoire de tester la Fremont Street Experience et c’était franchement plutôt sympa: les vieux néons, les tables de jeux pas chères (Mathieu a pu testé ses skills de joueur de Poker), les buffets à volonté et au bout: le Plaza comme dans Retour vers le futur :P

36.509636,-117.443848,6

On reprend la route le lendemain en fin de matinée pour la Death Valley, le changement d’ambiance en quelques heures de route à peine est radical, d’autant plus que cette étape-ci, on campe. Après avoir monté la tente, on visite les étendues salées de Badwater, puis la “palette de l’artiste”, mais on est vite de retour au campement pour diner et se coucher peu après le soleil, assommé qu’on est encore tous par nos nuits de folies dans la ville du Jeux. Un vent violent nous réveillera cependendant pendant la nuit, Mathieu et Ludo se décident donc à se lever et à attacher la bache fermement à l’arbre et au banc tout en craignant de se faire attaquer sauvagement par une veuve noire ou un serpent à sonnettes.

Death Valley Cruising

On a la chance d’être tombé sur une des rares occasions où il fait bon dans la Death Valley, voire même un peu frais, ce qui nous motive pour endurer les 3 heures de voiture sur de route de graviers/terre/sable nécéssaire pour aller voir The Racetrack, la vallée des pierres qui bougent toutes seules. Une expérience mystique s’il y en est. Sur le chemin, les garçons en profitent pour se la jouer safari. Debout sur les marche-pieds, la musique à fond, le nez au vent, on profite de chaque instant comme on peut. L’aventure sera suivie d’un picnic au bord du Racetrack et d’une ballade sur cette étendue jaune au milieu des montagnes.
De retour de ce coin reclus, on se dégote des pork chops et une bouteille de la napa valley dans un des seuls magasins du park et on a vite fait de faire partir le barbecue, degustant tout ça sous un des plus beau ciel étoilé qu’on peut imaginé, notre verre (peut-être devrais-je dire, “notre morceau de bouteille en plastique”) de vin à la main. Le vin avait d’ailleurs un peu tourné car 3h après, Ludo et Mathieu voyaient des fantômes… :D

Samedi, on a prévu de faire un petit bout de la 395, comme on avait déjà fait il a quelques années lors de notre “Eastern Sierra” roadtrip. Un fois la Death Valley dernière nous, on fait donc une première étape dans les Albama Hills, histoire de prendre quelques photos de groupe sur les arches de pierre qu’on avait découvert par hasard la fois précédente. Nous voilà alors sautant d’arches en arches devant la magnifique Sierra Nevada et son Mont Whitney encore un peu enneigée. On prendra alors un superbe repas Mexicain dans la ville du coin.
Notre étape suivante est Bodie, la ville fantôme. On se dépêche car la ville ferme dans quelques heures… Pendant que les garçons dorment profondement, j’appuie sur le champignon pour arriver à temps. Bodie est encore plus photogénique étant encore à moitié sous la neige. On prend quelques photos, on visite la ville, mais pour être franc, le froid de ces hauteurs nous a fait nous dépêcher (en plus de la fermeture). Bah oui, quelques heures auparavant nous étions encore dans la Death Valley!
On remonte ensuite jusqu’à South Lake Tahoe, la dernière étape et soirée de ce roadtrip. On prend nos aises rapidement dans le motel de djeuns snowboarders super hype que j’ai dégotté et on prendra un diner bien mérité au Hard Rock Café autour de quelques bons cocktails. La soirée se continuera tranquillement pour moi avec les garçons, Elise étant partie se coucher juste après le diner car exténuée. Cocktails, piste de dance, rigolade et autre, je finis par aller rejoindre Elise vers 3h du matin laissant Mathieu et Ludo profiter encore un peu.

Hard Rock Cafe, Lake TahoeHorror Cafe, Lake TahoeSouth Lake Tahoe

Finalement dimanche matin, après être réveillés par un Ludo perdu dans le froid de South Lake Tahoe, on file à sa recherche et autant dire qu’un mec emeché qui donne ou qui essaye de donner des directions, ce n’est pas évident à trouver. Enfin, on retrouve le petit Ludo qui vient tout juste de retrouver Mathieu qui cherchait notre chambre… Dans le mauvais hotel. Hey oui! Pourtant ils n’étaient pas loin, juste derrière le notre. Chacun remis de ces émotions, Elise nous ramène donc tranquillement dans la Bay Area, pendant que tout le monde dort profondément dans la voiture. On fait bien sûr un petit détour par le près d’Oleander avant de rentrer pour de bon à la maison, pour ce coup-ci se reposer VRAIMENT! Ou pas… Parce que le boulot reprend dès le lendemain à 8h.